Malgré l’abandon et le dépeuplement, les conditions d’authenticité et d’intégrité du ksar Aït-Ben-haddou sont maintenues. Les espaces ont gardé leur morphologie même si certaines maisonnées ont été aménagées à des fins économiques, boutiques de bazar.
Le ksar d'Aït-Ben-haddou, adapté au climat et aux conditions de vie sociale, utilise des matériaux fournis par l’environnement. Ses différentes constructions témoignent d’une maîtrise technologique appréciable.
Après l’Indépendance, Aït-Ben-haddou a connu de profondes mutations. Les habitants du ksar ont abandonné leur lieu d’occupation sur la rive gauche de l’oued Marghen pour construire un nouveau village sur la rive droite.
Celui-ci avec des espaces plus étendus, des rues plus larges et un plan désorganisé a créé une rupture avec la morphologie de l’ancienne forteresse. C'est aux débuts des années quatre-vingt dix, qu'un nouveau dynamisme s’installe pour rendre l’âme au site.
Les travaux entrepris par le Centre de Conservation et de Réhabilitation du Patrimoine Architectural des Zones Atlasiques et Subatlasiques avec l’assistance du ministère des Affaires culturelles du Maroc et le PNUD ont été inscrits dans une vision globale afin de conserver les différents espaces.
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