Le salon des invités de Jamal Eddine, Jamal Eddine ou la tradition réinventée.
Jamal a choisi de rester vivre dans la forteresse d'Aït-Ben-Haddou. Sans autre eau courante que celle du réservoir en plastique bleu, avec le peu d'électricité produite par la vieille génératrice mille et une fois réparée, il vend aux touristes de l’émotion. Celle que l'on peut éprouver en découvrant sa kasbah, son cadre de vie, son intérieur, son mobilier.
Celle que l'on peut éprouver en buvant un verre du thé discrètement préparé par son épouse, le verre de thé qu'il sert au milieu d'un torrent de rires et d'anecdotes. Si le temps semble s’être arrêté, c'est une de ses concessions aux touristes. L’image
que Jamal Eddine donne de la vie quotidienne des habitants du ksar d'Aït-Ben-Haddou est bien loin de celle qu'elle pouvait être il n'y a que quelques dizaines d'années. L’image qu’il donne de la vie quotidienne des habitants du ksar d'Aït-Ben-Haddou est la réalité d’aujourd’hui. Une image des plus déformée de ce qu'a put être la vie des Berbères des siècles passés. Cette image est sans doute bien loin aussi de ce que sera la réalité des Berbères demain déjà...
En attendant demain, hier irrémédiablement envolé ; merci Jamal pour la qualité de ton accueil. Bravo d'essayer de maintenir une kasbah en bon état et des sacrifices que tu y consens, comme nous recevoir avec un sourire venu lui de la haute tradition berbère.
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