Une légende tenace prétend que dans cette dépression, en contrebas d'une des parties particulièrement ruinées du ksar d'Aït-Ben-Haddou, était érigée une petite arène dans les dernières décennies du IIème siècle. Ce serait là qu'un ex Général romain de Marc Aurel déchu, Maximus Decimus Meridius, devenu esclave-gladiateur, a pour la toute première fois entendu son surnom L'Espagnol
scandé par la foule en délire regroupée autour du sable imprégné de sang. Cette légende puise son inspiration dans des faits parfaitement démontrés. C'est en hiver
1999 qu'un néo-zélandais, Russell Ira Crowe, acteur de son état, revêtu d'une armure de mousse recouverte de cuir a livré combat, sans danger, sous la direction d'un britannique
du nom de Ridley Scott. Ridley Scott n'était pas un vil propriétaire d'esclaves des débuts de notre ère mais bel et bien le réalisateur et producteur exécutif du film Gladiator, Le Gladiateur pour les cinéphiles francophones, sorti en salle en l'année 2000.
L'arène dressée au pied du ksar d'Aït-Ben-Haddou a été très éphémère et son sable n'était pas imprégné de sang. Le public marocain avait été rétribué pour scander The Spanish avec conviction, de gradins très provisoires en tubulures métalliques.
Il ne fait pourtant que peu de doutes que de véritables combats n'ont pas manqués de se dérouler dans les environs de la forteresse d'Aït-Ben-Haddou et que le sang de ces batailles a imprégné le sable du désert.
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