Du sommet du ksar Aït-Ben-Haddou, la vue est superbe sur le Haut-Atlas souligné par une partie des anciennes fortifications des hauts de la colline.
En contrebas, derrière la colline qui domine le vieux ksar Aït-Ben-Haddou, s’élève le sanctuaire où fut enterré jadis, le saint homme Sidi Ali Ou Amer.
Aux dernières heures du crépuscule de sa nuit éternelle, Sidi Ali Ou Amer a demandé à ses compagnons d'asseoir sa dépouille sur le dos de l'une de ses chamelles et la laisser libre.
Il fallait l’enterrer à l’endroit où elle s’arrêterait d’elle-même. Le camélidé s'est doucement arrêté sur le flanc ouest de la colline d'Aït-Ben-Haddou. Sidi Ali Ou Amer a été inhumé en ce lieu où s’érige aujourd’hui son sanctuaire.
Le temps a poursuivi son cours, la tombe de Sidi Ali Ou Amer serait restée ainsi, près de l'oubli, sans le jour où un homme, du village voisin de Tikirt, a laissé près de la tombe son garçon paralytique. A la recherche d’un guérisseur, il avait laissé son fils là, se reposer, le temps pour lui d'aller quérir de la nourriture à Aït-Ben-Haddou. Se retournant pour un petit signe et un sourire, quelle ne fut pas sa stupeur de voir son enfant guéri, marcher derrière lui. Immédiatement, il alla trouver le chef du village, lui compter l'événement. Il lui fallait aussi demander de l’aide afin de construire une coupole au-dessus de la tombe de Sidi Ali Ou Amer. De ce temps là un moussem, avec la participation de tous les habitants d'Aït-Ben-Haddou, est célébré chaque année en l’honneur de Sidi Ali Ou Amer.
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