Célèbres, les constructions en terre, ou pisé, du Sud marocain représentent une famille particulière de l'architecture présaharienne, commune aux pays du Grand Maghreb, de la Mauritanie à la Libye.
Il n'est pas sûr que les premières de ces constructions datent de l'islamisation et à la fondation, en 757, de Sijilmassa. Il est vraisemblable, bien que les témoins les plus anciens ne paraissent pas antérieurs au XVIIème siècle, que leur structure et leurs techniques furent propagées, dès un âge très reculé, par des maçons d'origine saharienne dans les Djebel et les vallées du sud.
La typologie de cet habitat traditionnel est extrêmement diversifiée. De grandes maisons, appelées tighremt en berbère, dar ou kasbah en arabe, regroupent autour d'une cour centrale rectangulaire, quatre hautes ailes fortifiées, dominées par des tours d'angles. Elles peuvent souvent commander des annexes, moins élevées, regroupées autour d'une seconde cour à l'abri d'un mur d'enceinte.
Cellule familiale de la classe aisée, la kasbah peut avoir formes et fonctions multiples. Il s'agit le plus souvent de maisons rurales où le rez-de-chaussée est affecté à des usages agricoles et où les étages servent d'habitation d'hiver, partie haute, et d'été, partie basse.
Les annexes sont affectées aux ouvriers agricoles. Une kasbah peut être également un véritable palais forteresse, siège du pouvoir local, ainsi, dans l'ancien pays glaoua, Taourirt et Telouet, elle atteint les dimensions d'un village.
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