L'appellation actuelle du village, Ighrem n'Aït Ben Haddou en dialecte amazighe, est récente par rapport à sa fondation.
En 1855, l'Amghar Mohammed Ibibd du clan des Glaoua, commerçant de sel dans la vallée de l'Ounila, devient le chef suprême de la région. C'est à cette époque que Mohammed Ibibd commence à percevoir des impôts sur le commerce dans la vallée du Drâa et au sud de Sirwa. Son fils El-Madani poursuit la politique d'extension du clan vers le Sud par d'habiles alliances, de non moins habiles mariages. El-Madani va s'établir dans la kasbah de Taourirt, la plus belle kasbah de Ouarzazate.
C'est à l'occasion de son passage dans l'Atlas, en revenant de Tafilalet, que le Sultan El-Hassan Ier, le nomme tout à fait officiellement Khalifa, gouverneur, sur Todgha, Tafilalet et Feija. Mais l'amghar Ali Ben Mohammed n'Aït Ben Haddou de Tamaddakht ne se soumet pas.
Il oppose même une féroce résistance avant de devoir s'incliner et finir par se soumettre. Les deux clans vont alors se rallier définitivement et celer cette union par des mariages. C'est ainsi que Madani Glaoui, T'hami Glaoui et Hassi Glaoui, les trois frères, se marient avec trois filles Aït Ben Haddou.
Le clan des Aït Ben Haddou, reprend ainsi le pouvoir sur le ksar par son ralliement aux Glaoua et à l'administration du Protectorat français.
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